Je viens de revoir les images satellites qui circulent sur les dégâts de la guerre au Moyen-Orient, et en réalité elles montrent une échelle de destruction bien plus grande que ce qui était initialement rapporté. Planet Labs et d’autres sociétés d’imagerie par satellite ont publié des photographies haute résolution qui révèlent ce qui s’est réellement passé après le 28 février, date du début du conflit entre l’Irán, les États-Unis et Israël dans la région du Golfe Persique.



Ce qui est le plus frappant, ce sont les photos du port de Bandar Abbas. Sur les images du 2 mars, on voit plusieurs navires entièrement en flammes. Le Commandement Central américain affirme avoir coulé ou endommagé plus de 100 navires iraniens depuis le début de la guerre, et honnêtement, en regardant ces photos, les chiffres commencent à avoir du sens. Il est difficile de nier ce que montrent les images quand elles sont là.

Mais ce n’est pas seulement l’Iran qui subit des coups. À Bahreïn, la base de la Quinta Flota de la Marine américaine apparaît avec un bâtiment principal complètement détruit et deux radômes endommagés selon le registre du 1er mars. Les attaques de missiles et de drones iraniens ont également touché des installations pétrolières proches. L’Iran a confirmé à plusieurs reprises que ses forces avaient attaqué cette base, et les vidéos sur les réseaux sociaux montrent un feu direct sur le complexe.

Ce qui surprend, c’est que le conflit s’étend au-delà de ce que beaucoup pensaient. La France est aussi dans l’équation. Le 3 mars, des images satellites ont montré des dégâts importants sur deux grands hangars de la base Camp de la Paix à Abu Dabi. Une base militaire française endommagée en plein Golfe Persique est une escalade que l’on ne voyait pas venir avec une telle intensité.

Ensuite, il y a les incendies massifs. Le Service géologique des États-Unis a utilisé des satellites Landsat pour détecter un énorme incendie à l’aéroport international de Dubaï, causé par l’impact d’un drone iranien sur un camion-citerne. La colonne de fumée noire s’élevait au-dessus de la terminale la plus fréquentée au monde. Le même jour, un autre incendie a été confirmé au port de Salalah, à Oman, attribué à des drones supposément lancés par l’Iran, bien que Téhéran le nie. Les images montrent que le feu était toujours actif plusieurs jours après.

Ce qui est intéressant, c’est que ces images satellites ont été publiées avec deux semaines de retard parce que Planet Labs explique vouloir éviter que des acteurs hostiles utilisent ce matériel pour des opérations militaires. Mais maintenant qu’elles sont disponibles, les analystes peuvent voir en quasi temps réel l’ampleur réelle des dégâts, au-delà de ce que les gouvernements veulent admettre publiquement. C’est un rappel de la façon dont la technologie satellite change notre manière de percevoir les conflits mondiaux.
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