Je suivais les mouvements du marché du pétrole brut depuis quelques semaines, lorsque la situation est devenue intéressante sur le plan géopolitique. Les prix du pétrole ont augmenté de manière significative ce jour-là — les contrats WTI de mars ont gagné près de 3 %, atteignant 65,18 $ le baril. La cause ? Plusieurs facteurs en jeu, mais principalement, les investisseurs observaient le retour de la Russie et de l’Ukraine à la table des négociations à Abu Dhabi. Ce n’était pas leur première tentative cependant. Les discussions précédentes n’avaient rien donné, et les revendications territoriales de la Russie restaient le principal point de blocage.



Ce qui a attiré mon attention, c’est le timing. La même semaine, les négociations nucléaires entre les États-Unis et l’Iran étaient prévues à Oman. L’Iran avait repoussé la Turquie comme lieu de rencontre, souhaitant une négociation directe avec les États-Unis sans intermédiaires. Par ailleurs, il y avait aussi des postures militaires — un drone Shahed a été intercepté près du USS Abraham Lincoln, puis des bateaux de la Garde révolutionnaire iranienne ont été impliqués dans un incident avec un tanker dans le détroit de Hormuz, avant que la situation ne se calme.

Du côté des données, l’EIA a publié ses chiffres de stocks cette semaine-là. Les réserves de brut aux États-Unis ont diminué de 3,455 millions de barils, ce qui est plus agressif que la première estimation de l’API de 11,1 millions de barils la veille. Cushing a enregistré une baisse de 743k barils. Les stocks d’essence ont en fait augmenté de 685k barils, mais les distillats ont chuté fortement de 5,6 millions de barils. Le total du brut commercial s’établissait à 420,3 millions de barils.

Le dollar a également été soutenu par la signature par Trump de ce paquet budgétaire — adopté au Congrès par 217 voix contre 214 à la Chambre après l’approbation du Sénat. Le financement du gouvernement a été assuré jusqu’en septembre 2026 pour la plupart des départements. L’indice USD a grimpé à 97,68 lors de cette séance.

En regardant en arrière, la combinaison des efforts de paix entre la Russie et l’Ukraine, la diplomatie nucléaire iranienne, les retraits de stocks, et la politique fiscale ont tous convergé pour faire monter les prix de l’énergie. L’incertitude géopolitique à elle seule représentait probablement une part importante de ce mouvement.
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